Publié par Nikored63 à 23:18:42 dans Au temps des cerises... | Commentaires (1) | Permaliens

Plus que quelques semaines avant de connaître le nouveau locataire du palais de l'Elysée et déjà les candidats rivalisent de démagogie pour réunir autour d'eux les voix de citoyens dont ils n'auront que faire une fois installés au sommet de l'État.
Comme une tâche infâme sur notre Histoire et notre drapeau républicain, la droite et l'extrême droite, dont Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen sont les principales figures de proue, n'hésitent plus à souiller les principes de notre République sociale et laïque.
Remettant en cause jusqu'aux fondements de notre pacte républicain, les deux candidats s'attaquent ouvertement à notre timide système de protection sociale et de redistribution des richesses, affirmant avec verve vouloir libéraliser le marché du travail, revenir sur le système des retraites et s'attaquer au CDI.
Candidat de la haine et du communautarisme, Nicolas Sarkozy nous propose une société sécuritaire digne de George Orwell sans pouvoir présenter un bilan digne de ce nom depuis sa nomination au gouvernement en 2002.
Rouage d'un gouvernement U.M.P responsable depuis 2002 de la casse de nos services publics, de la privatisation incontrôlée du patrimoine de l'État, de l'explosion du communautarisme...Nicolas Sarkozy ne peut se présenter comme le candidat de la rupture.
Remis en cause jusque dans les élections internes de la police nationale, et témoin de la débandade électorale perpétuelle de son parti, Nicolas Sarkozy n'est pas non plus le candidat populaire que les médias ou les sondages veulent bien nous montrer.
Enfin homme responsable de la montée du communautarisme, diabolisant une partie de la population et critiquant la laïcité française, Nicolas Sarkozy n'est pas un candidat républicain !
Face à lui, le Parti Socialiste, plus désuni que jamais et se relevant péniblement de deux grands échecs historiques (élection présidentielle de 2002, référendum sur le traité constitutionnel européen), nous présente une Ségolène Royal affaiblie par une campagne désastreuse et la division de ses troupes.
N'ayant pas fait le constat de la déroute de 2002, la candidate socialiste « drague» ouvertement les électeurs de centre droit, et se présente comme la nouvelle égérie de la sociale-démocratie libérale.
S'éloignant allégrement des propositions de son parti, fermant la porte à tout rapprochement avec le peuple de la gauche radicale et se positionnant comme la candidate la plus à droite que n'à jamais présenté le Parti Socialiste, Ségolène Royal s'expose au risque de voir l'électorat de gauche traditionnel basculer dans un vote contestataire centriste ou extrémiste !
Un vote contestataire centriste ? Oui vous avez bien lu ! Aussi étrange que cela puisse paraître, la candidat de l'U.D.F François Bayrou apparaît pour certains électeurs comme une solution révolutionnaire aux problèmes de la France, comme un vote contestataire face au sectarisme sécuritaire de Nicolas Sarkozy et à la dérive libérale de Ségolène Royal.
Mais comment le candidat centriste, libéral et pro-européen pourrait récupérer les voix d'un peuple de gauche hostile à la déréglementation des marchés ?
Car oui le « phénomène Bayrou » n'est qu'une bulle médiatique qui ne peut qu'exploser à la vision des faits politiques de cet homme de pouvoir.
Depuis 1997, les votes du candidat et de son groupe parlementaire éclairent la réalité de son ancrage idéologique. François Bayrou c'est le député qui vote contre le PACS le 13 octobre 1998, c'est l'homme politique qui soutient Nicolas Sarkozy en 2006 sur la loi sur l'immigration, c'est le libéral qui vote en 2003 pour la réforme des retraites et pour la Loi Sarkozy sur la sécurité intérieure.
Alors de quelle France M. Bayrou est-il le porte drapeau ? Sans aucun doute de celle qui se retrouve dans le programme de l'U.D.F, dans l'instauration d'un service garanti en cas de grève, dans le renforcement de la législation de l'immigration... rien de bien révolutionnaire !
Et qu'en est-il de son appel à l'union nationale gauche-droite autour de sa personne ? Finalement en observant le positionnement de l'U.D.F lorsqu'elle se retrouve aux responsabilités on sait avec qui il se retrouvera : dans tous les conseils généraux détenus par le parti de François Bayrou, les élus U.D.F gouvernent exclusivement avec l'U.M.P (Calvados, Loir-et-Cher, Mayenne, Pyrénées-Atlantiques...) !
Alors peuple de gauche ne te trompe pas bulletin !
Si notre culture humaniste et républicaine nous ordonne de faire barrage aux fascistes et aux idées communautaires et sécuritaires, faisant ainsi de la lutte contre Nicolas Sarkozy notre priorité, n'oublions pas qu'il nous faut nous offrir la possibilité de voter à gauche au second tour, une possibilité que ne nous offre pas François Bayrou...
Publié par Nikored63 à 16:29:32 dans Au temps des cerises... | Commentaires (0) | Permaliens
1|
Depuis le 22-02-2007 :
30574 visiteurs
Depuis le début du mois :
1561 visiteurs
Billets :
63 billets
Commentaires