
Le moi de Mai approchant les sondages, les médias et les candidats s'affolent.
Se posant comme les nouveaux thermomètres d'une démocratie occidentale en déroute, les instituts de sondages prennent la température de cette société en pleine crise morale et sociale.
En perpétuelle contradiction ces derniers ouvrent ou ferment selon l'humeur les portes du palais de l'Elysée à tel ou tel candidat...
Nouvel idole des temps modernes, le sondage prend le pas sur la consultation des citoyens mais le passé revient à grand pas... rappelez-vous de 2002 : on ne gagne pas une élection au siège de la SOFRES !
Nouveau papier à chiottes du troisième millénaire le pouvoir journalistique à la botte du grand capital médiatique adoube ou assassine les candidats en fonction de l'intérêt du moment d'un Pinochet en puissance... suivez mon regard !
Si le Nouvel Observateur a mis sur orbite le phénomène Royal, les grands groupes médiatiques ne se sont pas gênés pour le faire exploser en plein vol, fidèles serviteurs d'un Ministre de l'intérieur qui a le culot d'organiser lui même l'élection à laquelle il se présente...
Après tout une erreur de grammaire sur la muraille de Chine vaut bien l'incompétence d'un ministre qui est remis en cause jusque dans les élections internes de la Police Nationale.
Car ce n'est pas en contrôlant les médias, en truquant les chiffres de délinquance et du chômage, en pratiquant une démagogie nationaliste héritière des temps reculés que l'on emporte la confiance des français. Le français moyen a toujours su faire preuve d'esprit critique. Le français est courageux, impénétrable à toute forme de démagogie, le français ne collabore pas... ou si peu !
On ne peut aujourd'hui, à l'heure de la montée du communautarisme, que craindre l'adoubement du chantre du libéralisme atllantiste, représentant de la droite la plus réactionnaire et populiste !
Notre ministre de l'intérieur c'est un député qui vote contre le PACS en 1998 et se prononce contre les couples homosexuels, c'est un libéral qui souhaite supprimer le CDI et remettre en cause le droit de grève, c'est un démagogue nationaliste qui stigmatise les immigrés comme en d'autre temps on aurait stigmatisé les juifs, c'est un conseiller général des Hauts de Seine qui supprime les subventions des associations de quartiers et de lutte contre le S.I.D.A...
Jamais la phrase du poète Aragon n'aura pris autant de signification : "On a beau me dire qu'en France, on peut dormir à l'abri, des Pinochet en puissance, travaillent aussi du képi..." !
Publié par Nikored63 à 12:02:26 dans Au temps des cerises... | Commentaires (3) | Permaliens
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